Πέμπτη, 5 Απριλίου 2012

Les fleurs de Rhodes --- http://dornac.over-blog.com









Le nom de l'île de RhodesRhodos provient de la nymphe Rhodé, divinité marine (fille de Poséidon), protectrice de l'île.
Fleurs de bougainvilliers mauves, roses, orangées, fleurs d'ibiscus blanches, rouges, de nénuphar, de lauriers roses ou blancs... en somme, des fleurs qu'on trouve partout en Grèce, mais à Rhodes, il faut les prendre en photo : 
τό ῥόδον (to rhodon) en grec ancien, c'est la rose. 










Maria Polydouri : Je ne chanterais pas si tu ne m'avais pas aimée

Je ne chanterais pas si tu ne m'avais pas aimée,
au cours de toutes ces années.
Tu m'as aimée dans le soleil d'avant l'été,
et dans le vent, et dans la neige,
je ne chanterais pas si tu ne m'avais pas aimée.

D'avoir été seulement prise dans tes bras
et d'avoir reçu le baiser de ta bouche
m'a faite belle comme un lis grand ouvert,
et mon âme en frissonne encore,
d'avoir été seulement prise dans tes bras.

Et parce qu'un jour tes yeux m'ont regardée,
de toute leur âme,
j'ai ceint avec fierté la plus haute couronne
de mon existence,
seulement parce qu'un jour tes yeux m'ont regardée.

Tu m'as aimée, et je suis née,
pour cela la vie me fut accordée.
Dans un monde où tout se défait,
ma vie connut la plénitude :
tu m'as aimée, et je suis née.

  Μαρία  Πολυδούρη : Δεν τραγουδώ, παρά γιατί μ' αγάπησες 
  
Δεν τραγουδώ, παρά γιατί μ' αγάπησες
στα περασμένα χρόνια.
Και σε ήλιο, σε καλοκαιριού προμάντεμα
και σε βροχή, σε χιόνια,
δεν τραγουδώ  παρά γιατί μ' αγάπησες.

Μόνο γιατί με κράτησες στα χέρια σου
μια νύχτα και με φίλησες στο στόμα,
μόνο γι' αυτό είμαι ωραία σαν κρίνο ολάνοιχτο
κι έχω ένα ρίγος στην ψυχή μου ακόμα,
μόνο γιατί με κράτησες στα χέρια σου.

Μόνο γιατί τα μάτια σου με κύτταξαν
με την ψυχή στο βλέμμα,
περήφανα στολίστηκα το υπέρτατο
της ύπαρξής μου στέμμα,
μόνο γιατί τα μάτια σου με κύτταξαν.

Μόνο γιατί μ' αγάπησες γεννήθηκα
γι' αυτό η ζωή μου εδόθη
στην άχαρη ζωή την ανεκπλήρωτη
μένα η ζωή πληρώθη.
Μόνο γιατί μ' αγάπησες γεννήθηκα.


 Traduction de Dominique Grandmont in 37 poètes grecs de l'Indépendance à nos jours, Pierre Jean Oswald éditeur, 1972  Μαρία Πολυδούρη, Οι τρίλιες που σβήνουν,1928 La traduction de D. Grandmont semble être un extrait du poème car on peut trouver des versions plus longues du texte original. Il existe aussi une traduction de Pascal Neveu